Les Joies de la maternité, vers 1754

Indianapolis Museum of Art, 73.103.2

Si Fragonard s’est singularisé dans le genre libertin, il fut aussi le peintre de la famille et de la maternité. Ainsi voit-on, dans plusieurs de ses œuvres, une mère se penchant avec tendresse sur le berceau.
La toile Les Joies de la maternité fut peinte vers la fin de son apprentissage avec François Boucher, dont on retrouve bien ici le type de scène pastorale, dans une nature idéalisée.
Ce thème de la maternité heureuse est alors à la mode, aussi bien dans l’art que dans la littérature, et les philosophes firent une véritable campagne pour glorifier l’amour maternel.

La Brouette de roses, vers 1748-1752

Collection privée

La Brouette de roses ou Jeune Bouquetière partant pour la ville est une toile des débuts de Fragonard, entrée au XIXe siècle chez le grand collectionneur Jacques Duclos.

● Vue d’un parc, vers 1757-1759

Metropolitan Museum of Art, New York, Fonds Harris Brisbane Dick, 1952, 52.14 (détail – voir l’œuvre entière)

Vue d’un parc est un lavis qui aurait appartenu au Comte de Montesquiou. Il fait partie d’un groupe de dessins composés dans la même technique et dans un esprit similaire, et présentant des motifs directement inspirés par les compositions de Boucher, tel que celui, comme notre détail le montre, de la jeune femme élégante poussant une brouette.
Ayant remporté un concours à Paris dont le prix était quatre années d’études à l’Académie de France à Rome, Fragonard dessina ce paysage peu de temps après son arrivée en Italie. Il est probable que son utilisation du lavis gris ait été inspirée par Jean-Baptiste Greuze, qu’il rencontra à Rome en 1756.

● Villa d’Este près Tivoli, vers 1760

© RMN /Agence Bulloz (Ref : 89922)

A droite de cette composition au lavis représentant un parc près d’une villa romaine, un homme pousse une brouette près d’un groupe formé de deux femmes et de deux enfants qui s’amusent.

Le Petit Parc, vers 1762-1764

Wallace Collection, Londres, P379

Le Petit Parc, conservé à la Collection Wallace de Londres, est considéré comme l’une des plus belles peintures de Fragonard. Le paysage verdoyant a peut-être été inspiré par la Fontaine des Dragons et les jardins de la Villa d’Este à Tivoli, où Fragonard a fait un grand nombre de dessins.

● Le Petit Parc, vers 1765

Morgan Library & Museum, New York, Thaw Collection, 1997.85 (détail – voir l’œuvre entière)

Il existe plusieurs variantes de la composition du Petit Parc. Celle-ci, dont nous montrons un détail, est une gouache conservée au Morgan Museum de New York.

● Jet d’eau dans un parc, après 1774

Collection privée (détail – voir l’œuvre entière)

Cette sanguine représente une scène automnale dans un parc, où une haute fontaine de style antique fait jaillir un jet d’eau qui retombe en cascade. Tandis qu’un homme porte un monceau de branches et de feuilles, des enfants, en bas à droite, brûlent un tas. Pas loin, une femme s’apprêtant à soulever une brouette les regarde.

● Jardin d’une villa italienne, vers 1780

© The Horvitz Collection – Photo : M. Gould (détail – voir l’œuvre entière)

Ce lavis brun composé vers 1780 fait partie de la collection de Jeffrey Horvitz, grand collectionneur américain de dessins français du XVIIIe siècle, à laquelle fut consacrée cette année une exposition au Petit Palais.

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